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Le Franco ~ avril 2005 À deux semaines de la première de Cow-boy poétré, dans le bureau de lUniThéâtre, un des acteurs montre comment danser le two-steps, tandis que Crystal Plamondon vérifie tranquillement ses courriels. En bas, dans le théâtre, le décor est presque complété, le troisième acteur répète son texte et on sémerveille devant le taureau mécanique qui vient tout juste darriver. Lambiance est donc plutôt détendue, même si les répétitions ont lieu tous les jours de la semaine, même si la première de Cow-boy poétré sapproche au grand galop. Cest Daniel Cournoyer, le directeur de lUniThéâtre, qui a eu lidée originale de ce spectacle typiquement « ouestrien », notion leitmotiv de la troupe depuis quelques années : « dans lOuest, il y a toujours un cow-boy pas très loin », explique-t-il. En fait, la culture country a eu et a encore, selon lui, une influence certaine sur lidentité même des francophones de lOuest. Peu surprenant donc que ce projet lui « trotte dans la tête depuis deux ou trois ans ». Dailleurs, même si ce dernier a connu plusieurs étapes, M. Cournoyer en connaissait le titre depuis les débuts, sorti au hasard dune conversation en voiture : Cow-boy poétré certes, ladjectif, « intéressant en soi », nest pas français, mais le monde du rodéo, que le spectacle décrit, ne lest pas forcément non plus. Ainsi, le travail de création a tout dabord vu le jour en anglais, Daniel Cournoyer demandant à lun de ses anciens professeurs, Kenneth Brown, décrire le texte. Le style décriture de ce dernier correspond dailleurs parfaitement au projet et M. Brown sest inspiré, entre autres, de la vie de son propre grand-père, qui a vécu dans le Sud de lAlberta et avait toujours de « belles histoires à raconter » sur lexistence des cow-boys doù un certain nombre de contes qui parcourent la pièce. La première de Cow-boy poétré, quant à elle, se passera bel et bien « en français », puisque cest la traduction de Laurier Gareau, dramaturge bien connu dans lOuest, qui sera présentée sur les planches du théâtre de la Cité. À noter, pourtant, quelques passages en anglais, puisquil sagit là, souligne Daniel Cournoyer, non seulement de la « réalité des cow-boys », mais aussi de la « réalité des francophones dans lOuest ».
Directeur Daniel Cournoyer avec Crystal Plamondon et Joey Lespérance Le résultat : un spectacle total, comme lors dun rodéo, avec des scènes de combat, des retours en arrière, une dizaine de chansons (style : country évidemment; direction musicale : Jason Kodie) qui sont des compositions originales et qui seront largement endossées par Crystal Plamondon, dont cest la première expérience théâtrale. Aux yeux de Daniel Cournoyer et des autres « cow-boys des villes » de la troupe, Mme Plamondon, de par ses origines et de par son statut de « reine du country-cajun », « amène une certaine réalité » à la pièce. Elle a dailleurs un fils qui fait du rodéo et lune des chansons de Cow-boy poétré a, à lorigine, été écrite pour lui. Du point de vue théâtral, on ne peut certes pas qualifier la pièce de comédie. Le langage, dit Daniel Cournoyer, est parfois « coloré » et il sagit, globalement, dune exploration, sur un ton plutôt noir, du monde du rodéo et des mythes qui peuvent lentourer, notamment la notion de gloire éphémère : Luke (Joey Lespérance), un cow-boy de lEst représente le mal, se bat contre Blanchette, un « rancher vrai de vrai » (joué par Steve Jodoin, qui endosse également un autre rôle dans la pièce); prise entre les deux, une femme, Chantal (Crystal Plamondon) et une sombre histoire de vengeance En fin de compte, ce spectacle typiquement « ouestrien » sera joué au Festival Zones théâtrale, en septembre 2005 à Ottawa. Avant cela, lUniThéâtre participera, en avril prochain, à la Scène albertaine, toujours dans la capitale nationale, avec des lectures de créations elles aussi « ouestriennes ». Daniel Cournoyer espère, quant à lui, que Cow-boy poétré sera la pièce qui fera un tournée des régions lannée prochaine (à linstar de Foyer cette année), histoire sans doute de montrer qu« il y a un peu de cow-boy en tout le monde ».
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Le Franco ~ mars 2005
Dans le cadre du centenaire de la province, la chaîne de télevision
CBC fait un documentaire sur l'artiste franco- albertaine Crystal Plamondon.
C'est d'ailleurs à Plamondon même, village de naissance
de la chanteuse, qu'une équipe est venue filmer un de ses spectacles
le 19 mars dernier. La recontre a rassemblé plus de 200 personnes. | Top of Page |
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Le Franco ~ mai 2004 " Jeune association qui a fait beaucoup de chemin en très peu de temps ", le RAFA (Regroupement artistique francophone de l'Alberta), qui entre dans sa quatrième année d'esistence, entend continuer à être présent sur plusiers fronts et faire entendre " la voix des arts " en Alberta, et même au-delà. L'assemblée générale du Regroupement s'est tenue dans une ambiance relativement détendue, même si l'ordre du jour s'avérait chargé, entre conférences, sessions de travail (création, lien entre arts et éducation, diffusion) et remises des premiers prix de l'organisme. La journée du 1er mai commençait donc par une courte conférence du dramaturge Robert Marinier, auteur de la pièce Epinal, jouée les deux soirs précédents à Edmonton. M. Marinier était, quant à lui, venu partager son expérience d'artiste en milieu mioritaire ( il est franco-ontarien ) et sa vision de l'art et de la culture en général, qui sous différentes formes, permettent " de voir qui nous sommes, qui nous étions, ce que nous allons deevenir ". Question d'art également avec l'autre conférencier invité, Pierre Raphaël Pelletier, mais sur le plan poloitique cette fois. Le message du président sortant de la Fédération culturelle canadienne-française (FCCF), artiste lui aussi :des regroupements comme le RAFA luttent " sur le terrain " contre " l'hégémonie américaine ", qui tend à considérer la culture comme " une marchandise comme les autres ". Et cette " conscience artistique " fait partie du mandat du RAFA, qui ne doit pas non plus négliger ses efforts de revendications à ce niveau, surtout lorsqu'il est question de subventions. Les quelques derniers mois ontd'ailleurs été relativement mouvementés au RAFA, avec le départ du coordonnateur, Joël F. Lavoie, qui prenait la direction de l'ACFA provinciale, et qui était remplacé par Ronald Tremblay, qui devait à son tour démissionner de la présidence pour gérer les dossiers en cours, qui seront finalement repris par la nouvelle coordonnatrice de l'organisme, Mariette Rainville. Cette temporisation n'a tout de même pas empêché de présenter les " grand dossiers et orientations futures " lors de l'assemblée générale. Ainsi, un " pas important " a été franchi, puisque le RAFA est dorénavant reconnu à l'échelle provinciale. Si ses " ailes se sont étendues " en 2003, selon M. Tremblay, et que l'organisme a travaillé avec d'autres associations, il s'agit toutefois de " garder le cap sur les priorités ". Chose faite avec la création d'un réseau du diffusion de spactacles (Réseau Cent Gains-AB+), des visites en régions et un plan de communication qui va de paire avec celui de l'ACFA provinciale, don't le nouveau directeur est un " ami de la culture ". Priorité supplémentaire en 2004-2005, le RAFA à se pencher sur un " dossier d'envergure nationale ", qui tendrait à intégrer les arts dans le projet éducatif de la province, ce qui constituerait un " projet-pilote " au Canada. Enfin, peu de suspense pour les élections, qui se sont faites par acclamation, Ronald Tremblay étant reconduit à la présidence. À noter que certains membres ont été remplacés en cours d'année, et que le conseil d'administration du RAFA toujours avec un représentant par secteur, accueille de nouveaux visages : Listte Trottier (arts visuels), Jocelyne Verret (arts littéraires), Marcleline Forestier (musique) et Rachel Bergeron (producteurs et diffuseurs).
Ronald Tremblay, Crystal Plamondon, Sylvie Van Brabant,
Daniel Cournoyer * Prix Sylvie
Van Brabant (excellence en création artistique) à Crystal
Plamondon
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Hier au soir je me suis trouvée chez Randols pour écouter les Lafayette Rhythm Devils. Mon ami Chris Segura était le violoneux pour le groupe. Il va jouer régulièrement avec eux-autres (« régulièrement » étant un mot relatif parmi les musiciens). Deux de mes chanteurs favoris sont dans ce groupe : Peppy Carmello et Randy Vidrine. Ils ont récemment ajouté un bassiste, qui fait que ce groupe trouve le groove! Puis une chanteuse est venue de la foule sur scène pour chanter deux ou trois chansons. Dabord cétait son instrument, un frottoir remarquable, qui a tiré lattention du public. Puis elle a commencé à chanter. Wow! Une belle voix a émané de cette femme, qui était tellement à laise devant le mic, chantant en français. Qui est cette femme? Je ne lai pas reconnue du tout. Ah, une canadienne, on a dit. Quand je lui ai parlé après, jai appris que cest Crystal Plamondon, une chanteuse albertaine (d'Alberta) très connue et respectée au Canada pour sa musique cadienne. Et très appréciée en Louisiane, aussi. Javais déjà visité son site web, mais pas la nouvelle version, que je recommende. Le site est bilingue et beau beau beau. Toujours des surprises à Lafayette! Jan Boney Posted on janvier 29, 2004 at 03:34 PM in Francophonie nord-américaine, Musique | Permalink | Top of Page |
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L'ALBERTA EN CHANSON ~ Crystal Plamondon : au-delà des frontières! par Ronald Tremblay ~ Le Franco ~ septembre 2003 Depuis près de 30 ans, Crystal Plamondon aborde le métier de la chanson avec le même abandon. Certaines de ses créations, comme Capitaine et On va faire le rigodon, sont diffusées régulièrement à la radio alors que ses apparitions sur scène ne se comptent plus. Malgré une vie professionnelle où l'insécurité est de mise, elle affirme n'avoir jamais regretté son choix de carrière : « C'est tout ce que j'ai jamais fait c'est tout ce que je veux faire » affirme-t-elle. Elle révèle n'avoir jamais reçu de salaire régulier et que c'est cette précarité qui lui insuffle ce goût intense de vivre qui la caractérise. Au moment de participer au premier Gala albertain de la chanson en 1989, Crystal possédait déjà une bonne connaissance du métier : « Je chante depuis l'âge de 10 ans. À 11 ans, je faisais ma première gig payante. Mon cachet ce soir-là était de 5$ » raconte-t-elle. On est en 1974. Née à Avenir, minuscule patelin situé à une trentaine de kilomètres au nord de Plamondon, elle est demeurée très proche de sa famille et remercie ses parents en particulier de l'avoir soutenue dans les moments plus difficiles de sa carrière naissante : « Lorsque les enfants étaient petits, mes parents m'ont permis la flexibilité qu'il me fallait pour partir (à un instant d'avis) et aller chanter ». Toutes ces années plus tard, les succès et les peines n'ont pas distancé Crystal Plamondon de ses valeurs fondamentales: elle a fait des pieds et des mains pour que ses enfants ne se sentent pas abandonnés par une mère mariée au showbusiness : « J'ai toujours voulu des enfants et ç'a toujours été important pour moi qu'ils soient bien éduqués. Je suis très fière de Christie (21 ans) et de Nelson (18 ans)». Tous deux sont maintenant aux études supérieures. Le départ de Nelson pour le collège de Olds il y a quelques semaines donne à Crystal un sentiment de la mission bien accomplie . « J'ai 40 ans et je suis libre, sans enfants pour la première fois depuis l'âge de 18 ans! » Christie quant à elle complète un baccalauréat en psychologie à l'Université de l'Alberta et à la Faculté Saint-Jean. Après 15 ans d'enregistrement, la mieux connue de nos auteurs-compositeurs-interprètes a sillonné l'Amérique du Nord, ce qui l'a mise en contact avec plusieurs de ses idoles, devenues depuis des collaborateurs et des amis. Parmi ceux-ci le compositeur québecois François Cousineau (Diane Dufresne), Zachary Richard et Édith Butler. Ses voyages lui ont également permis de côtoyer d'autres sommités de la chanson comme Daniel Lanois, Daniel Lavoie, Beausoleil, Anne Murray, Terry Clark, Céline Dion (dont elle a assuré la première partie à Saint-Albert en 1991), Roch Voisine, Tim McGraw, Ian Tyson et Tom Jackson. Ce dernier partage d'ailleurs un duo avec elle sur La Rousse farouche (1996). Les chansons de Crystal Plamondon ont tourné de l'Allemagne au Portugal, en passant par la Bretagne, la Belgique et les Pays-Bas, sans oublier la Louisiane où elle se sent tout à fait chez elle. Plus récemment une station country d'Adelaide en Australie ajoutait l'album Plus de frontières à sa rotation. Et l'industrie albertaine l'a également récompensée en 1992 en lui remettant le Prix ARIA de l'artiste de la scène la plus populaire. Du petit écran au 7e art. Malgré la quarantaine qu'elle a gracieusement entrepris plus tôt ce mois-ci, Crystal Plamondon conserve un émerveillement pour les vedettes qui lui servent de modèles. Leur succès la pousse à poursuivre un rêve dans un domaine devenu difficile à vivre alors que les ventes de disques sont durement touchées depuis plusieurs années. Tout en gardant le cap sur ses rêves, Crystal a éventuellement réalisé qu'il lui fallait diversifier son art. D'où l'attrait, entre autres, du petit écran. En 1997, elle a été co-animatrice de l'émission CountryMax à Montréal en compagnie du chanteur québécois Bourbon Gauthier. Il s'agissait d'un médium qu'elle connaissait déjà bien, grâce à une longue série de visites à des émissions comme Pour l'amour du country animée par Patrick Norman, Maritimes en direct et Country Centre-Ville animée par son amie Renée Martel. Cette dernière est d'ailleurs venue en Alberta en 1996 à l'occasion de la Fête Franco-albertaine à Saint-Paul. Une des facettes méconnues de la Rousse farouche est son talent de comédienne. Grâce à sa familiarité avec le petit écran, la transition vers le cinéma s'est faite de façon bien naturelle. Il y a quelques semaines, elle assistait en compagnie de sa famille au film Open Range mettant en vedette Kevin Costner et Robert Duval. Crystal a figuré dans plusieurs scènes de ce film tourné sur la Réserve Morley dans la région du Kananaskis l'an dernier. Elle a adoré l'expérience et a savouré les quelques contacts qu'elle a eus avec Kevin Costner qui agissait aussi comme réalisateur. À part ces occasions, il était difficile ceoendant pour les figurants d'interagir avec les deux grandes vedettes de la production. Mais fidèle à elle-même, Crystal a décidé d'aborder Robert Duval lors du dernier jour du tournage pour lui signifier sa grande admiration pour son oeuvre. " Il a été très réceptif et remerciant pour mes propos. Un homme absolument charmant " dit-elle. Au cours des dernières années, Crystal Plamondon a figuré dans plusieurs productions pour le cinéma dont Mystery, Alaska (Touchtone Pictures) ainsi que dans l'émission de télévision Honey, I shrunk the kids et la série Myth Quest . Elle aspire évidemment à des rôles plus importants, mais se considère chanceuse pour l'instant de pouvoir mettre son talent à l'épreuve, même sur une petite échelle.
Crystal croit que sa musique adopte une direction beaucoup plus positive avec son nouvel album Plus de frontières. « Je suis tannée de chanter des chansons tristes » dit-elle avec avec un clin d'oeil dans la voix, sous-entendant que même les rythmes endiablés peuvent masquer une énorme tristesse.... Lorsque les murs se referment sur elle, Crystal se replie sur sa spiritualité. Son amour et son respect pour la Nature l'aident en ce sens et lui facilitent le contact avec ce qu'elle appelle Le Grand Créateur : « Les grands espaces me ressourcent physiquement et spirituellement. Vivre en ville m'accablerait terriblement ». Depuis sept ans, Crystal demeure dans les piedmonts albertains près de Bragg Creek avec son mari Gérard qu'elle a rencontré il y a sept ans et qui est également son webmeistre. Ses projets l'amèneront en Louisianne l'hiver prochain, puis en Oklahoma, à Nashville et à Memphis où elle ira rendre hommage à Elvis Presley pour qui elle a toujours eu beaucoup d'admiration. Crystal Plamondon a pris bien soin de documenter sa carrière, que ce soit en photos, en produisant des vidéos ou encore à l'aide d'un journal de bord très fourni. Ceci lui permet de revivre de beaux moments à souhait : « Je réalise à quel point j'ai eu une vie riche et pleine. Je rédige un journal personnel depuis 15 ans. J'y décris mes voyages et mes rencontres. Peut-être qu'un jour je mettrai tout ça ensemble dans un livre. La chanson m'a permis de vivre avec peu de moyens une vie que bien des millionnaires voudraient se payer. Dans le fond, je ne sais pas où tout cela me mènera » avoue Crystal. « J'ai 40 ans et c'est vieux (dans ce métier, mais) j'ai maintenant beaucoup de liberté, ce qui me permet (d'envisager) un autre dix d'ans de spectacles. Puis, il y a ce grand succès de palmarès qui m'échappe toujours ». ENCADRER SVP Voici la liste des enregistrements réalisés par Crystal Plamondon entre 1988 et 2003. Les disques compacts sont disponibles à la Librairie Le Carrefour ou auprès de l'artiste via les sites web www.crystal-plamondon.com ou www.festival.bc.ca " Pauvre
gars - 45 tours - 1988) " Plus de Frontières (2002) | Top of Page |
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Rythme Cajun Crystal Plamondon L'aquilon ~ Le souffle francophone des territoires du nord-ouest Véritable boute-en-train, cette femme aux yeux couleur flamboyante sait faire vibrer notes et chansons. À mi-chemin entre le country et le folklore canadien-français, la musique de Crystal Plamondon est un heureux mélange de rythmes zydecos-cajuns et autochones. Originaire de Plamondon, un petit village albertain fondé par son grand-père franco-américain, elle a grandi au rythme des violons et des accordéons. Son goût pour la musique s'étant imposé de lui-même, elle était prédestinée à entreprendre et réussir une carrière d'auteure-compositeure-interprète. À 10 ans, elle chantait déjà en public, mais c'est en 1989, au Tommy Hunter show, qu'elle put déployer tout son talent. «J'y ai chanté une chanson de mon «simple» en tout a démarré. Je me suis fait connaître comme artiste bilingue car la chanson du côté B était en fançais. C'est très rare que les artistes font cela, mais dans mon cas ce fut un coix judicieux.» Si la viox de Crystal Plamondon se laisse guider au gré des mélodies anglophones, francophones et cri, c'est qu'elle y puise une plus grande gamme d'émotions. « Les gens trouvent que je mets plus d'emotions quand je chante en français. Pourtant, j'écris plus facilement en anglais. Mais le choix de la langue pour mes compositions dépend toujours de mes états d'âme.» Mère de deux enfants métis, elle a toujours tenu à inclure quelques paroles cri dans ses chansons puique cela reflète une importante partie de sa vie. Influencée par divers styles de musique et de chanteurs, elle compte parmi ses «favoris» Zachary Richard, Don Henley, Sting et même Édith Piaf. «Édith Piaf était une femme courageuse, et ce qui me fait aimer un artiste, c'est non seulement son oeuvre, mais aussi sa vie.» Tristesse et romantisme lancinant sont des thèmes rarement empruntés par l'artiste. Cette femme de feu et de flammes préfère dépeindre les facettes positives de la vie. « La vie est déjà assez difficile...je préfère chanter un monde d'amour où la vie est belle et ça, malgré les «downs» qu'on peut vivre parfois.» Pas étonnant alors de retrouver autant d'entrain, de vivacité et d'authenticité dans ses chansons. «Si une chanson ne me «pogne» pas dans les trippes, je ne la chante tout simplement pas.» D'ailleurs, le contenu de ses deux premiers albums reste fidéle à cette philosophie. Elle a mis couer et âime our réaliser son premier album, Carpe Diem!. Pour son deuxième album, La Rousse Farouche, elle ne visait rien de moins que la perfection. «Je devais être en amour avec chaque chanson que j'allais inclure dans cet album. Je n'avais qu'une chose en tête: qualité, qualité, qualité!» Il faut criore que son but a été atteint puisqu'à sa sortie en 1996, son album prit d'assault les palmarès français. Pour cette animante de la nature qui adore se retrouver chez elle, à la campagne, avec ses chevaux et sa famille, la repos et la compostion seront ses principales activités pour les mois àvenir. «Pour composer j'ai besoin d'être confortable, chez moi, avec mes pantoufles.» Mais n'ayez crainte, les pantoufles de Crystal Plamondon ne traînent jamais trop longtemps dans la poussière. Elle reviendra sous peu nous enchanter avec un nouvel album teinté des rythmes suaves de sa musique cajun. | Top of Page |
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Crystal Plamondon promet une soirée chaude La Presse ~ Montréal Coup de bol pour le public de l'Estrie, elle sera ce soir avec ses brillants musiciens au Pavillon des arts et de la culture de Coaticook. Elle est originale, géniale dans son genre, je l'annonce. Idée audacieuse, idée du tonnerre que celle des responsables d'un jeune lieu voué à la culture d'amemer ici l'Albertaine Crystal Plamondon, "Reine Cajine" comme on a dit. Voilà à quoi doivent servir les petites salles "laboratoires" de la région. Chapeau Coaticook. Attention ce sera chaud. Faites gaffe, ça risque de brasser et de sentir les zydecos dans la baraque. S'cusez l'emportement. Je m'exlique. Elle s'appelle Crystal, donc, et cela ne vous dit probablement rien malgré l'originalité et la sonorité tintinnabulente du prénom. Chez moi non plus, d'ailleurs, le nom ne résonnait pas. Les musiques et les chanson de cette Plamondon de l'Alberta vouée à l'art cajun, ne me disaient en fait que dalle jusqu'à vendredi soir dernier, un jour pour jour ce matin, en fait. Oh boy! Imaginez que vous promenez comme ça de scènes extérieures à l'occasion d'un événment musical majeur, cherchant l'original, l'étonnant, le différent. Et tout à coup, trois tounnes entendues presque vues - foule oblige, vous tombez en bas de la chaîne du trottoir où vous étiez plantés "les pieds dans'l'mortier le nez dans la boucane", comme disait l'autre, happée littéralement, en même temps qu'au moins d'un demi millier de vos congénères de tous âges qui semblent au moins aussi méduseés que vous l'êtes face à une sorte de boule de feu absolument divine. En fait vous ne tombez pas. C'est Crystal Plamondon qui vous tombe dessus. La Crystal et ses musiciens de première force, en commencant par le guitariste et le violoniste, font monter la sève depuis les racines anciennes jusqu'au sommets modernes d'une musique cajun revisitée, revivifiée, rock'n'rollisée ou bluesiéfiée comme ça n'est pas permis. Pardonnez les néologismes. Ils s'imposent! Cette fille crie, rit ou pleure à s'en arracher les tripes. Elle se déménage sur scène comme une diablotine dans l'eau bénite, connaît l'art d'enflammer le public entre les chansons, vous sert un français de si grande bonne volonté et de si pur plaisir de dire que chacun des accents, Chacune des erreurs de "bons parler" a saveur de poésie. C'est rock, c'est jazz, c'est blues, c'est cajun. C'est l'autre face d'une francophone nord-américaine qui, si on prend à témoin Crystal Plamondon, ne mourra jamais quoiqu'il en semble. A ne pas manquer si vous aimez la couleur cajun, l'electrique, le neuf et l'art de la performance scénique. Oreilles tendres s'abstenir. | Top of Page |
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